Publié le 15 mars 2024

Se fier aveuglément aux labels ne suffit plus pour une consommation de poisson responsable et sereine.

  • L’histoire de la surpêche montre que des écosystèmes entiers peuvent s’effondrer et ne jamais se reconstituer.
  • La clé est de questionner l’origine (zone de pêche FAO) et la technique de capture (ligne, chalut) avant de regarder le label.
  • S’ouvrir à des espèces délicieuses mais méconnues est un levier puissant pour soulager la pression sur les poissons « stars ».

Recommandation : Devenez un acheteur-détective en posant les bonnes questions à votre poissonnier pour transformer chaque achat en un acte positif.

Vous êtes devant l’étal du poissonnier. Le cabillaud vous fait de l’œil, le saumon brille, la sole semble parfaite. Mais une petite voix s’élève : « Est-ce le bon choix ? Est-ce que je participe à la destruction des océans ? ». Cette culpabilité, ce sentiment d’être perdu face à une décision qui semble simple, des milliers d’amateurs de produits de la mer la partagent. On nous conseille de chercher le petit logo bleu du MSC, d’éviter le thon rouge, de privilégier les « petits poissons ». Ces conseils, bien qu’utiles, ne sont que la partie émergée de l’iceberg et peuvent même parfois nous induire en erreur.

La vérité, c’est que la consommation de poisson durable n’est pas une simple liste de courses à respecter. C’est une démarche active, une petite enquête que l’on mène pour comprendre ce que l’on met dans son assiette. Mais si la véritable clé n’était pas de suivre aveuglément des règles, mais d’apprendre à poser les bonnes questions ? Si le secret était de devenir un « acheteur-détective », capable de décrypter le « casier judiciaire » de chaque poisson : son origine, son mode de capture, l’état de sa population ?

Cet article n’est pas une liste de plus. C’est votre manuel d’enquêteur. Nous allons d’abord plonger dans le passé pour comprendre comment un poisson aussi commun que le cabillaud a frôlé l’extinction, pour ne jamais vraiment s’en remettre. Ensuite, nous vous donnerons les outils pour décoder les informations cruciales, bien au-delà des labels. Enfin, nous explorerons des solutions créatives et gourmandes pour que votre amour du poisson devienne une force de régénération pour les océans, et non une source de pression.

Cet article vous guidera pas à pas pour transformer votre sentiment de culpabilité en un pouvoir d’action. Explorez les différentes facettes de la consommation responsable pour faire des choix éclairés et sereins à chaque visite chez votre poissonnier.

Pourquoi le cabillaud de l’Atlantique ne s’est-il jamais remis de la surpêche des années 90 ?

Pour comprendre l’urgence d’une consommation éclairée, il faut regarder en arrière. L’histoire du cabillaud (ou morue) au large de Terre-Neuve est une leçon douloureuse et un avertissement. Pendant des siècles, ce poisson abondant a nourri des populations entières. Puis, la technologie de pêche s’est intensifiée, avec des navires-usines capables de prélever des quantités inimaginables. Le résultat fut un effondrement spectaculaire. La biomasse de morue du nord, autrefois colossale, est passée de 603 000 tonnes en 1983 à seulement 26 000 tonnes en 1994, une chute de plus de 95% en une décennie.

Face à cette catastrophe écologique et économique, le gouvernement canadien a décrété un moratoire sur la pêche en 1992, pensant que les stocks se rétabliraient rapidement. Trente ans plus tard, la reconstitution espérée n’a jamais eu lieu. Le stock reste à un niveau critique. Pourquoi ? Parce que l’écosystème a été poussé au-delà de son point de rupture. La surpêche n’a pas seulement vidé l’océan des cabillauds adultes ; elle a modifié toute la chaîne alimentaire, permettant à d’autres espèces comme le capelan ou la crevette de proliférer, rendant le retour du cabillaud encore plus difficile.

Ce phénomène porte un nom, comme le souligne le chercheur Patrick Giraudoux :

C’est ce qu’on appelle un ‘tipping point’, quand le système bascule et qu’on ne peut plus revenir en arrière.

– Patrick Giraudoux, Vert.eco – Article sur le cabillaud

Cette histoire tragique n’est pas un cas isolé. Elle illustre un principe fondamental : un stock de poisson n’est pas une ressource inépuisable que l’on peut vider et remplir à volonté. C’est un système vivant, complexe et fragile. Comprendre cela est le premier pas pour éviter de répéter les mêmes erreurs et pour réaliser que le choix d’un cabillaud aujourd’hui dépend entièrement de son origine.

Comment décrypter les zones de pêche FAO pour éviter les stocks épuisés ?

Maintenant que nous avons compris le risque d’un effondrement, comment agir concrètement ? Le premier outil de notre « acheteur-détective » est la géographie. Un poisson n’est pas juste un « cabillaud » ou un « merlu » ; c’est un « cabillaud de l’Arctique Nord-Est » ou un « merlu du Golfe de Gascogne ». Cette précision est capitale, car l’état des stocks varie radicalement d’une région à l’autre. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a divisé les océans du monde en zones de pêche numérotées. Cette information, souvent présente sur les étiquettes (parfois en tout petit), est votre meilleure piste.

Par exemple, tout le cabillaud n’est pas à proscrire. Le stock de Terre-Neuve (Zone FAO 21) est effondré, mais celui de la mer de Barents (Zone FAO 27, Arctique Nord-Est) est en bien meilleure santé. Votre mission est de chercher cette information ou, si elle manque, de la demander. Ne vous contentez pas d’un vague « pêché en Atlantique ». L’Atlantique est immense (zones 21, 27, 31, 34, 41…). Exigez la zone précise.

Pour illustrer ce point, voici un aperçu de l’état des stocks de cabillaud, qui montre à quel point l’origine est déterminante.

État des stocks de cabillaud selon les zones de pêche
Zone de pêche État du stock Recommandation
Terre-Neuve (Canada) – FAO 21 Critique – Moratoire maintenu À éviter
Mer du Nord – FAO 27 En reconstitution depuis 2006 Avec modération
Arctique Nord-Est – FAO 27 Exploité durablement Acceptable
Pourtour Islande – FAO 27 Durable Recommandé

Armé de cette logique, vous pouvez commencer votre enquête. L’étiquette est muette ? C’est le moment de jouer votre rôle et d’interroger votre poissonnier. Un professionnel passionné et transparent sera souvent ravi de partager son savoir. S’il est incapable de vous répondre, c’est peut-être un signal que la traçabilité n’est pas sa priorité.

Votre plan d’action chez le poissonnier : 3 questions essentielles

  1. Origine précise : De quelle zone FAO exacte provient ce poisson ? Demandez le code précis (ex: FAO 27.IV.a) et pas seulement « Atlantique ».
  2. Méthode de pêche : Quelle technique a été utilisée ? Privilégiez la ligne, le casier ou la senne pélagique plutôt que le chalut de fond.
  3. Réglementation : Le bateau pêchait-il dans des eaux territoriales bien régulées ou en haute mer, où les contrôles sont plus laxistes ?

Chalut de fond ou ligne : quel impact réel sur les fonds marins pour le même poisson ?

Après la zone de pêche, le deuxième indice crucial dans votre enquête est la méthode de capture. Pour un même poisson, l’impact sur l’écosystème peut varier du simple au décuple. Les deux extrêmes sont souvent la pêche à la ligne et le chalut de fond. La pêche à la ligne, qu’elle soit manuelle (canne) ou automatisée (palangre), est une méthode sélective. Elle cible des poissons spécifiques, avec peu de prises accessoires et un impact quasi nul sur l’habitat marin.

À l’opposé, le chalut de fond est une technique industrielle qui consiste à traîner un immense filet lesté sur le plancher océanique. Son efficacité est redoutable pour capturer des espèces vivant près du sol comme la sole, la lotte ou la crevette. Cependant, son passage est comparable à une déforestation sous-marine. Il racle, détruit et aplanit tout sur son passage : coraux d’eau froide qui ont mis des siècles à pousser, éponges, et herbiers qui servent de nurseries et de refuges à d’innombrables espèces. L’illustration ci-dessous met en lumière cette différence radicale.

Fond marin préservé avec herbiers et coraux versus fond marin détruit après passage de chalut

Comme le montre ce contraste saisissant, l’écosystème ne se remet pas, ou alors très lentement, du passage d’un chalut. De plus, cette méthode est très peu sélective, capturant et tuant de nombreuses espèces non ciblées (poissons, crustacés, étoiles de mer) qui seront ensuite rejetées mortes à la mer. D’autres méthodes, comme la senne pélagique (pour les poissons de pleine eau comme le maquereau ou la sardine) ou le casier (pour les crustacés), ont des impacts bien moindres.

Le choix de la méthode de pêche est donc un critère aussi important que l’espèce elle-même. Un bar pêché à la ligne est un choix infiniment plus durable qu’un bar capturé au chalut. Cette information n’est pas toujours sur l’étiquette, mais elle fait partie des questions essentielles à poser. En privilégiant les méthodes douces, vous votez pour la préservation des habitats qui sont le fondement de la vie marine.

L’erreur de faire confiance aveuglément au label MSC sans vérifier l’espèce

Face à la complexité des zones et des méthodes, les labels comme le MSC (Marine Stewardship Council) semblent être une solution simple et rassurante. Le fameux logo bleu est devenu un réflexe pour de nombreux consommateurs soucieux de bien faire. Et c’est en partie justifié : le MSC a contribué à améliorer les pratiques de nombreuses pêcheries. Cependant, considérer ce label comme un chèque en blanc est une erreur qui peut annuler tous vos efforts.

Le problème est double. D’une part, le label certifie une « pêcherie » (un couple espèce/zone/méthode), et non une espèce dans son ensemble. Vous pouvez donc trouver du cabillaud certifié MSC (celui de l’Arctique) et du cabillaud non certifié (celui de la Mer du Nord, en danger). Le label ne vous dispense pas de faire votre travail d’enquêteur sur l’origine. D’autre part, la rigueur du label est régulièrement remise en question par des organisations environnementales. Comme le rappelle l’association BLOOM :

Selon les travaux de recherche de BLOOM, aucun label clamant une ‘pêche durable’ ne garantit que le poisson certifié soit effectivement ‘durable’. Ne vous fiez donc pas aveuglément aux labels.

– BLOOM Association, Guide de consommation responsable

Un exemple concret illustre cette complexité. Le documentaire Seaspiracy a pointé du doigt une pêcherie de maquereau islandaise certifiée MSC. Ce que le film omettait de préciser, c’est que cette certification n’est pas statique. La pêcherie islandaise avait bien été suspendue du programme MSC en raison de problèmes de prises accessoires. Elle n’a pu réintégrer le programme qu’une fois des mesures correctives prouvées et mises en place. Cet exemple montre que le système peut fonctionner, mais aussi que des pêcheries problématiques peuvent être labellisées pendant un certain temps.

Le label MSC est donc un indice, une piste, mais pas une conclusion. Il doit être le dernier point de vérification, après vous être assuré que l’espèce n’est pas menacée, que la zone de pêche est saine et que la méthode de capture est respectueuse. Un poisson issu d’une espèce surexploitée, même avec un label, reste un mauvais choix.

Optimiser vos recettes pour cuisiner des espèces invasives ou méconnues

La meilleure façon de réduire la pression sur les espèces « stars » comme le cabillaud, le saumon, le bar ou le thon, c’est tout simplement… d’arrêter d’en être obsédé ! Nos océans regorgent d’espèces délicieuses, abondantes et souvent bien plus abordables, qui sont délaissées par les consommateurs. Le tacaud, le merlan, le lieu noir, le mulet, le chinchard ou encore le maquereau sont d’excellents poissons qui méritent toute leur place dans nos cuisines. En les choisissant, vous soutenez une pêche plus diversifiée et vous aidez les pêcheurs à mieux valoriser l’ensemble de leurs captures.

L’idée n’est pas de réinventer toute votre cuisine, mais d’apprendre à substituer. La plupart de ces poissons peuvent remplacer les espèces nobles dans vos recettes préférées avec de légers ajustements. Un filet de tacaud, à la chair ferme et fine, se cuisine exactement comme un filet de cabillaud. Un mulet, plus gras que le bar, sera parfait grillé au barbecue avec un peu moins d’huile. Oser la nouveauté, c’est à la fois un geste pour la planète et une aventure pour vos papilles.

Détail macro de différentes textures et écailles de poissons méconnus sur glace

Pour vous aider à franchir le pas, voici un petit guide de substitution pour vous lancer. N’hésitez pas à demander conseil à votre poissonnier, qui se fera un plaisir de vous faire découvrir ses poissons « oubliés » préférés.

Guide de substitution des espèces nobles par des alternatives durables
Espèce menacée Alternative durable Adaptation recette
Cabillaud Tacaud, Merlan, Lieu noir Même texture ferme, cuisson identique
Bar Mulet Chair plus grasse, réduire les matières grasses
Thon rouge Maquereau Plus fort en goût, marinades plus légères
Sole Limande, Plie Chair plus fine, temps de cuisson réduit

Le risque de croire que le plastique « végétal » est inoffensif pour les océans

Votre rôle d’acheteur-détective ne s’arrête pas au choix du poisson. L’emballage a aussi son importance. Face à la pollution plastique, on voit fleurir des alternatives dites « bioplastiques », « végétales » ou « compostables ». Ces termes peuvent sembler rassurants, mais la réalité est complexe. Un bioplastique, même issu du maïs ou de la canne à sucre, ne se dégradera pas dans l’océan. Il se fragmentera en micro-plastiques, tout comme un plastique conventionnel. De plus, la plupart de ces emballages ne sont pas recyclables dans les filières classiques et nécessitent un compostage industriel qui est encore très rare.

La meilleure solution reste la plus simple : réduire l’emballage à la source. La hiérarchie à suivre est claire :

  • Option 1 (la meilleure) : Apporter son propre contenant réutilisable (type boîte en verre ou en inox). De plus en plus de poissonniers acceptent cette démarche zéro déchet.
  • Option 2 : Le papier de poissonnier traditionnel, souvent ciré, qui est moins impactant qu’une barquette en plastique.
  • Option 3 : L’emballage plastique ou polystyrène, à condition qu’il soit bien trié pour être recyclé (si les consignes de tri locales le permettent).
  • À éviter absolument : Les « bioplastiques » qui finissent le plus souvent à l’incinérateur ou dans la nature, se comportant comme un déchet classique.

Au-delà de l’emballage, le levier le plus puissant reste la modération. La consommation moyenne de produits de la mer en France est très élevée. Selon les données compilées par l’association BLOOM, une consommation soutenable pour la planète se situerait autour de 8 kg par an et par personne, contre 33,7 kg actuellement. Manger du poisson moins souvent, mais de meilleure qualité et en faisant une véritable expérience de dégustation, est sans doute l’acte le plus responsable que vous puissiez poser.

Le risque d’effondrement des nurseries de poissons pour la pêche côtière

Un autre danger invisible de la surpêche est la destruction des « nurseries », ces zones côtières (estuaires, mangroves, herbiers marins) où les jeunes poissons grandissent avant de rejoindre le large. Ces habitats sont essentiels au renouvellement des populations. Lorsqu’ils sont dégradés par la pollution, l’urbanisation ou des méthodes de pêche destructrices comme le chalut de fond, c’est tout le cycle de vie du poisson qui est menacé. Le problème est que la pression de la pêche s’exerce à tous les âges.

Comme le souligne le Muséum National d’Histoire Naturelle, la double peine est souvent la cause des effondrements : « Il n’y a plus suffisamment de reproducteurs, car trop d’adultes ont été capturés, et les juvéniles le sont également avant de parvenir à leur maturité sexuelle ». La capture de poissons qui ne se sont jamais reproduits est une impasse biologique. C’est pourquoi respecter les tailles minimales de capture est une règle absolue pour les pêcheurs professionnels et amateurs.

La destruction de ces zones vitales n’a pas seulement un impact écologique ; elle a des conséquences socio-économiques dramatiques pour les communautés qui dépendent de la pêche artisanale. Au large du Sénégal et de la Mauritanie, par exemple, la surexploitation des stocks de sardinelles par des flottes industrielles internationales prive les pêcheurs locaux de leur principale ressource. Cette surpêche met en péril la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance de millions de personnes qui n’ont, elles, pas d’alternative.

Choisir un poisson issu d’une pêche artisanale locale, qui utilise des méthodes douces et respecte les zones de reproduction, c’est donc aussi un acte de solidarité. C’est soutenir un modèle de pêche à taille humaine, qui a tout intérêt à préserver la ressource sur le long terme, car sa survie en dépend directement.

À retenir

  • L’effondrement des stocks (ex: cabillaud) est une réalité historique qui impose la plus grande prudence dans nos choix.
  • Devenez un « acheteur-détective » : questionnez la zone de pêche (FAO) et la méthode de capture avant de vous fier uniquement au label.
  • Diversifiez votre consommation en cuisinant des espèces méconnues (tacaud, mulet, lieu noir) pour soulager la pression sur les poissons « stars ».

Comment votre assiette peut-elle régénérer les sols au lieu de les épuiser ?

Le lien entre votre poisson et la santé des sols terrestres peut sembler ténu, et pourtant, il est bien réel. La pêche durable est un maillon d’un système bien plus vaste. La production halieutique et aquacole mondiale est massive, représentant 178 millions de tonnes par an, dont 157 pour la consommation humaine. L’impact de cette industrie ne se limite pas aux océans. De nombreux poissons d’élevage, par exemple, sont nourris avec des farines et des huiles de poisson, mais aussi avec du soja, dont la culture intensive est l’une des principales causes de déforestation en Amazonie. Choisir un poisson d’élevage certifié (ASC, bio) qui garantit une alimentation sans soja OGM ou issue de filières durables, c’est agir indirectement contre l’épuisement des sols à l’autre bout du monde.

Mais nous pouvons aller encore plus loin et créer une véritable « boucle circulaire » vertueuse entre la mer et la terre, directement depuis notre cuisine. L’idée est de voir les « déchets » comme des ressources. Les arêtes et les têtes de poisson, au lieu d’être jetées, peuvent être utilisées pour confectionner un fumet délicieux. Ce qui reste après le fumet peut, une fois refroidi, être intégré à votre compost pour créer un engrais naturel incroyablement riche pour votre potager ou vos plantes de balcon. Cette pratique ancestrale permet de boucler le cycle des nutriments.

Voici quelques pistes pour créer cette boucle vertueuse terre-mer :

  • Utiliser les parures de poisson (arêtes, têtes) pour faire un fumet, puis composter le reste comme activateur d’engrais.
  • Privilégier les poissons sauvages ou les poissons d’élevage nourris sans soja issu de la déforestation.
  • S’intéresser à des systèmes de production innovants comme l’aquaponie, qui combine élevage de poissons et culture de légumes en circuit fermé.
  • Utiliser les algues (fraîches ou en paillettes) comme paillage ou amendement pour enrichir naturellement les sols de votre jardin.

Votre prochain passage chez le poissonnier n’est plus une source d’anxiété, mais une opportunité. En devenant cet acheteur-détective, curieux et exigeant, vous ne choisissez pas seulement un repas. Vous votez pour des océans vivants, des écosystèmes préservés et des communautés de pêcheurs respectées. Mettez en pratique ces outils d’enquête pour faire de chaque repas un acte positif pour la planète.

Rédigé par Thomas Morel, Docteur en éthologie et biologiste de la conservation avec 15 ans d'expérience terrain en Afrique et Asie. Spécialiste de la gestion des conflits homme-faune et des programmes de réintroduction d'espèces menacées.